Le député Eric Lefebvre soutient les entrepreneurs qui dénoncent la lourdeur administrative dans le renouvellement des permis de travail des travailleurs étrangers
C’est en présence d’élus et d’employeurs de la région directement touchés par le non-renouvellement de permis de travail de travailleurs étrangers temporaires par l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) que le député de Richmond—Arthabaska, monsieur Eric Lefebvre, a demandé au gouvernement fédéral d’intervenir rapidement afin de corriger une situation qui entraîne des conséquences importantes pour les entreprises.
La conférence de presse s’est tenue chez Placages Lignum inc., à Victoriaville, en présence de représentants de plusieurs entreprises de la région, dont Canlak Coatings, Meubles RD, Ben & Florentine de Victoriaville, La Jambonnière, la Villa St-Georges, McDonald de Victoriaville et autres, Pastel Immigration, restaurant A&W de Saint-Louis-de-Blandord, Les Fromages Latino, Canslit, Idéal Cargo, Exo-s, Victoriaville & Co. et Sixpro.
Le député Eric Lefebvre a déjà écrit à la ministre de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, ainsi qu’à la ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, afin de dénoncer deux problèmes qui, combinés, placent actuellement des employeurs et des travailleurs dans des situations extrêmement difficiles.
D’une part, les entreprises doivent composer avec des délais importants dans le traitement d’études d’impact sur le marché du travail (EIMT) de même qu’avec un manque d’accompagnement lorsqu’un problème survient dans un dossier. D’autre part, une demande de prolongation de permis de travail peut être refusée lorsque la nouvelle EIMT n’est pas transmise à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada dans les 90 jours suivant le dépôt de la demande.
« Il faut savoir que ça demeure malgré tout un défi pour les entreprises qui font les démarches nécessaires pour obtenir l’EIMT bien avant le renouvellement du permis de travail. Il n’est pas rare de constater que les EIMT sont refusés pour des raisons administratives sans qu’on accompagne les entreprises afin de répondre aux exigences », mentionne le député de Richmond-Arthabaska.
Des conséquences bien au-delà de la paperasse
Pour les représentants d’entreprises présents, les conséquences de ces délais ne sont pas théoriques. Un travailleur déjà formé peut perdre son droit de travailler, alors que l’employeur peut perdre une personne expérimentée dans laquelle il a investi beaucoup de temps, d’argent et de ressources.
Cette situation peut entraîner des ralentissements de production, compromettre des contrats et accentuer la pression sur les autres membres du personnel, incluant les travailleurs canadiens.
« On affiche sans relâche des postes recherchés. Malgré des efforts à haut frais en publicité et des portes ouvertes, encore récemment, il nous manque toujours une dizaine de travailleurs. Si en plus on nous enlève nos ressources formées et intégrées, il est tout simplement impossible pour l’entreprise de se développer », fait remarquer monsieur Louis-Hans Baril, président de Placages Lignum.
À cela s’ajoutent des dossiers refusés en raison d’une omission ou d’une imprécision administrative qui aurait parfois pu être corrigée rapidement. L’employeur doit alors recommencer les démarches, assumer de nouveaux coûts et patienter de nouveau.

« Derrière chaque dossier, il y a une entreprise, mais surtout des humains et des familles. Ces travailleurs vivent ici depuis des années et paient des taxes et des impôts. Leurs enfants fréquentent nos écoles, ils participent à la vie de nos municipalités et ils sont devenus des collègues, des voisins et des amis. On ne peut pas traiter leur avenir et celui de nos entreprises comme de simples numéros de dossier », poursuit monsieur Eric Lefebvre.
Les employeurs de la région témoignent
Les représentants d’entreprises présents à Victoriaville ont témoigné des répercussions concrètes de cette situation sur leurs activités.
« Ce n’est pas agréable de dire au revoir à des employés, des collègues, des amis avec qui tu travailles au quotidien et qui sont pleinement intégrés. Ils participaient à la croissance économique de l’entreprise et de notre milieu de vie, mais certains ont dû quitter. J’espère ne pas devoir dire au revoir à d’autres employés performants », mentionne monsieur Vincent Désilets, directeur général chez Idéal Cargo.
Du côté de madame Isabelle Beauregard, directrice générale chez Meubles RD, elle précise : « Nos travailleurs étrangers temporaires sont des êtres humains et non des numéros. Le fait de retarder le traitement de leur dossier les met dans des situations précaires. Ce qu’ils souhaitent, c’est de travailler et de participer au développement de l’entreprise, comme ils le font depuis plusieurs années. »
Prioriser les travailleurs canadiens sans pénaliser nos régions
Monsieur Lefebvre rappelle que son intervention ne vise pas à réclamer une expansion du Programme des travailleurs étrangers temporaires. Il soutient plutôt qu’une réforme de l’immigration temporaire doit tenir compte des réalités économiques propres aux régions et assurer une transition prévisible aux entreprises.
Ils proposent également que le Québec obtienne davantage de pouvoirs en matière de sélection de l’immigration temporaire afin de mieux adapter celle-ci à ses besoins économiques et à sa capacité d’accueil.
« Lorsqu’un employé est présent au sein du territoire et de l’entreprise depuis plusieurs années, qu’il a été formé, qu’il est intégré et indispensable aux opérations de cette dernière, il importe d’établir une transition responsable et prévisible », affirme le député de Richmond-Arthabaska.
Une demande d’intervention immédiate
La conférence de presse s’est terminée par la présentation de deux lettres cosignées par le député Eric Lefebvre et les entrepreneurs présents qui seront envoyées aux ministres Hajdu et Metlege Diab mentionnant de travailler rapidement à rectifier la situation. Ils réclament également un meilleur accompagnement des entreprises afin que des erreurs administratives pouvant être facilement corrigées ne conduisent pas automatiquement à des refus aux conséquences majeures.
« Nos entrepreneurs créent des emplois, investissent dans nos municipalités et font vivre nos communautés. Ils ne demandent pas de passe-droit. Ils demandent des règles claires, des délais raisonnables et un gouvernement capable de traiter leurs dossiers avec efficacité. Je vais continuer de porter leur voix et celle de leurs travailleurs à Ottawa. Il est temps de remplacer l’incertitude par un système prévisible, responsable et adapté à la réalité de nos régions », conclut monsieur Eric Lefebvre.














